27 janvier 2008

Orthodontie

Cette fois encore, je resterais dans le secteur des faux au type Briat, décidément passionnants à étudier.

En observant deux coins datés du 2,30 "Faux de Marseille" dentelé 13, m'est apparu un détail qui jusque là m'avait échappé.



Mêmes timbres immédiatement identifiables à la blessure au front case 90,

même date du 21.06.90 sans le point entre 21 et 06

La différence se tenait au niveau de la dentelure , principalement horizontalement.


Premièr élément immédiatement détectable, c'est que sur le bloc du bas, l'horizontalité de la dentelure s'est considérablement améliorée.










Verticalement, pas de différence très nette. Alors, hasard de l'utilisation d'un matériel d'amateur ? Certains le pensent.

Personnellement je pencherais pour un changement total de matériel de perforation car outre l'alignement horizontal plus régulier, il s'avère que les perforations du bloc "amélioré" sont d'un diamètre légèrement inférieur à celles du bloc "en escalier". (Regardez à nouveau les coupes agrandies)

Je pense donc que les faussaires ont voulu améliorer l'aspect général des feuilles qu'ils écoulaient et non pas que ces améliorations sont fortuites.

(PS : Allez lire les commentaires ! Deux (non trois) spécialistes opposent des avis différents. Merci à tous de votre intérêt)

3 commentaires:

Huahine68 a dit…

Bonjour Olivier,

Votre hypothèse en matière de piquage tient la route.

Une petite remarque : avez-vous noté la "mouche" sur le front de Marianne, case 90 ? Il s'agit d'une variété "de cliché". Elle est absente sur les faux "de Marseille" dentelés 11. Deux possibilités au sujet de ces derniers :

- ils ont été produits à l'aide d'un cliché différent ;

- ils ont été produits à l'aide du même cliché mais avant les dentelés 13, la variété étant apparue en cours de tirage des dentelés 13 ; à moins qu'ils ne l'aient été après, après avoir "retouché" la variété ?

PS : il existe des variétés "de cliché" sur le 2,30 F dentelé 11 et notamment une, case 47 (pas d'impression du bas du TP sur 0,5 mm ; non "retouchable" à mon avis). Il serait intéressant de voir si elle existe sur le dentelé 13. Si c'est le cas : un même et unique cliché à été utilisé. Il faudrait pour cela examiner une feuille ou un grand bloc du dentelé 13...

Encore une fois, félicitations pour vos communications et votre blog.

Bien cordialement.

PM

Dominique Stéphan a dit…

Bonjour,

Je pense que la différence est accidentelle, mais qu'elle met en lumière la technique de perforation des feuilles : c'est du piquage "au peigne", alors que la plupart des faux pour servir sont en piquage en ligne (le dentelé 11 par exemple). Contrairement aux vrais timbres, ce piquage au peigne est horizontal, il est vertical sur la TD6 (sur RGR, la perforation se fait par un cylindre, comme parfois sur la TD6-4).

Louccio a dit…

Bonjour,

Je serais plutôt pour ma part d'accord avec Pascal, la perforation des faux étant souvent faite artisanalement avec des peignes de fabrication maison, avec un alignement pas vraiment règlementaire, les faussaires n'ont pas les moyens de Périgueux, ou cela se saurait depuis longtemps.


Je reste pour ma part persuadé que le dentelé 13 n'est pas totalement une évolution du dentelé 11.

Je suis en train d'en faire une étude poussée, mais n'est pas encore assez de pièce ni de recul pour affirmer quoi que ce soit.

Olivier fait un travail remarquable, et communique ses découvertes et avancés.....Chapeau bas.

L.B